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 Solidarité Africaine Pour la Démocratie et l'Indépendance
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Histoirique

Notre histoire

HISTOIRE

Après avoir subi, cinq siècles durant, pour les besoins de l'accumulation primitive du capital, la traite négrière, puis son prolongement, l'esclavage, les peuples africains ont été soumis, par le fer et le feu, pendant plus de trois quarts de siècle, à l'exploitation et à l'oppression impérialiste, à travers la domination du capitalisme colonial. Mais partout en Afrique, une résistance farouche fut opposée, d'abord à la pénétration coloniale ensuite au système d'exploitation, d'oppression et d'humiliation nationale imposée par l'impérialisme. La lutte s'organisa pour recouvrer l'indépendance et la dignité dans chaque pays et réaliser l'unité de l'ensemble du continent afin d'assurer sa libération totale et définitive du joug impérialiste. Ainsi, au Mali, l'US - RDA de Modibo Keïta et d'autres patriotes (syndicalistes, travailleurs, étudiants, militants PAI, jeunesse, femmes etc.…) ont su, par leur nationalisme et les durs combats menés contre le colonialisme et le néocolonialisme, engager le Mali dans la voie de l'indépendance et du panafricanisme. Malheureusement, leurs faiblesses, leurs limites historiques et les contraintes objectives auxquelles ils furent confrontés ne permirent pas de développer jusqu'à son terme la dynamique imprimée à la lutte et la conscience de notre peuple.

Le 19 novembre 1968, à la faveur d'un coup d'État militaire, l'irruption brutale des soldats du néocolonialisme sur la scène politique mit fin à cette tentative d'édification d'une économie nationale forte, prospère et indépendante. Le Mali bascula complètement dans le giron impérialiste. De 1968 à 1991, le régime qui s'installa (d'abord sous la forme de la junte militaire du CMLN, ensuite sous celle du Parti unique UDPM) soumit le pays à la terreur par la confiscation de toutes les libertés tant politiques que syndicales. Une bourgeoisie nationale, militaire, bureaucratique et compradore se constitua. Elle organisa un pillage systématique des ressources publiques et livra les finances publiques et l'économie nationale à la rapacité du capital financier international.

Le 26 Mars 1991, le peuple se libéra de la dictature néocoloniale, dirigée par l'autocrate Moussa Traoré, au prix du sacrifice suprême imposé principalement à la jeunesse malienne : 220 tués - 713 blessés. De 1991 à 1992, le processus démocratique permit la mise en place des institutions républicaines. L'aile dominante de l'ADEMA, nouveau parti politique dirigeant, confisqua la révolution avec la complicité de certaines forces opportunistes du mouvement démocratique, canalisa la transition vers la restauration du régime néocolonial.

La 3ème République issue des élections de juin 1992 consacre la domination complète du capital financier international à travers l'imposition forcée des programmes d'ajustement structurel. La nouvelle classe politique au pouvoir, composée en majorité d'intellectuels de "gauche", œuvre au service des institutions économiques mondiales de Bretton Woods (FMI, Banque Mondiale) et impose les diktats de celle-ci par divers moyens ; la division, l'intolérance, l'exclusion, la réanimation de l'esprit de parti unique, la répression des luttes populaires, bref la remise en cause des droits et libertés démocratiques très chèrement acquis. Aussi, le processus de démocratisation, induit par la révolution de mars 1991 et l'indépendance nationale, acquise en 1960 fortement entamée par le régime de CMLN et de L'UDPM de Moussa Traoré se trouvent-ils en situation de liquidation. L'heure est grave. Notre courant politique est né de la prise de conscience de l'enjeu de cette situation dramatique et de la volonté de rupture d'avec cette dégénérescence politique aboutissant à la démission et à la trahison des intérêts de notre peuple. Il s'inscrit résolument dans la lignée des traditions de luttes anticolonialistes et anti-impérialistes maliennes et africaines, singulièrement dans le cadre de la réalisation effective des idéaux de la révolution du 26 mars 1991.

Considérant : la lutte des démocrates et patriotes du Mali qui ont su mobiliser notre peuple dans le combat contre les différentes formes de dictatures antipopulaires et antinationales, pour bâtir une nation indépendante, prospère, et juste à l'égard de ses filles et ses fils,

Considérant : la confiscation de la révolution de mars 1991 et l'étouffement de l'immense espoir de changement véritable né le 26 mars 1991, l'éclatement du mouvement démocratique, suite aux manœuvres de division orchestrées au sein des différentes composantes par le parti au pouvoir (ADEMA PASJ) et l’opportunisme d’une partie du mouvement démocratique,

Convaincus : de l'ambition pour le Mali et la détermination à servir leur pays des démocrates et patriotes maliens, aujourd'hui marginalisés par la classe politique au pouvoir,

Conscient : qu'il ne saurait y avoir de développement sans démocratie et sans indépendance, Convaincus : que le développement des liens de solidarité entre les mouvements démocratiques populaires et patriotiques d'Afrique est une condition sine qua non de la libération du joug du capital financier international.

Des hommes et des femmes, volontairement et en toute indépendance après 5ans de réflexion et d'organisation au sein d'un Mouvement ont décidé de créer:

UN PARTI POLITIQUE, DEMOCRATIQUE, POPULAIRE, PATRIOTIQUE ET PANAFRICANISTE Aux statuts suivants :

TITRE I : DE LA CREATION ET BUT

Article I : conformément à la législation et à la réglementation en vigueur, il est créé en République du Mali un Parti Populaire, Démocratique, Patriotique et Panafricaniste dénommé :

Solidarité Africaine pour la Démocratie et l'Indépendance (SADI).

Son siège est à Bamako, il peut être transféré en tout autre lieu du territoire du Mali sur décision du Congrès.

Adresse : Rue 255 - Porte 50 Djélibougou - BP 2865 - BAMAKO

Devise : SOLIDARITÉ - DÉMOCRATIE - INDEPENDANCE.

Emblème : Carte de l’Afrique dans un fond bleu avec deux mains (noire et blanche) qui se serrent. Le tout dans un carré divisé en deux rectangles dont la partie supérieure est rouge et la partie inférieure jaune. De la poignée de mains se dégagent trois étoiles blanches.

Article 2 : Le Parti Solidarité Africaine pour la Démocratie et l'Indépendance (SADI) s’est donné comme mission :

- défendre le processus de démocratisation né de la révolution de mars 1991 ;

- assurer la formation civique et politique du citoyen pour l'émergence d'une opinion publique rempart contre toute politique

d'abandon de la souveraineté nationale, toute politique anti-panafricaniste et toutes les dérives dictatoriales qui soumettent le peuple à l’exploitation capitaliste;

- œuvrer au renforcement des liens de solidarité entre les mouvements panafricains pour l'unité africaine contre toutes formes de domination d'exploitation ;

Contribuer à la création et à l’émergence des forces politiques progressistes au Mali et en Afrique

Article 3 : Le parti SADI se fixe comme objectifs:

- la conquête et l'exercice du pouvoir au Mali afin de traduire dans les faits les missions suscitées qu'il s'est assigné ;

- la construction d’un État indépendant et souverain maître d’œuvre des politiques nationales, économiques, sociales et environnementales ;

- aider les forces progressistes en Afrique pour la prise du pouvoir, son exercice dans le respect des lois de ce pays ;

- La création de bases matérielle, sociale, organisationnelle et idéologique pour la construction du socialisme fondé sur nos valeurs socio- culturelles ;

Article 4 : Pratique d’Education populaire – Moyens d’expression Pour atteindre ses objectifs, le parti SADI développe et utilise les moyens suivants :

- L’Education et la Formation de ses membres ;

- Les Publications de documents qui concourent à la prise de conscience populaire;

- L’Organisation de Conférences, des rencontres politiques et des Manifestations diverses ;

- La création et le développement des supports de communication - La Participation aux élections ;

- La prise d’Initiatives conjointes avec les élu(e)s, les organisations syndicales, les collectifs citoyens, les associations progressistes ;

- La Création et l’animation d’Espaces de gestion du savoir avec l’implication des membres de la Commission scientifique.

Article 5 : Le Parti peut :

- S'associer ou coopérer avec d’autres partis et organisations politiques au Mali ayant les mêmes objectifs ;

- Fusionner avec d'autres partis qui défendent les mêmes idéaux de démocratie populaire, d'indépendance, de progrès, de justice, de panafricanisme et socialisme.